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Construire un pont : des métiers

Par Cyourmag . 06.12.2013 Mis à jour le 16.01.2014

 

Construire un pont : des métiers

Maître d’ouvrage, patron de chantier, conducteur de travaux, chef de chantier, maçon, ferrailleur, brancheur-coffreur, architecte, ingénieur, etc. plus d’une dizaine de métiers sont nécessaires à la création d’un pont. Face à la diversité des chantiers, et avec ou sans diplôme, les constructeurs d’ouvrages d’art doivent faire preuve d'initiative et avoir le sens des responsabilités. Tour d’horizon des métiers les plus représentatifs.

Construire un pont : des métiersLe client maître d’ouvrage peut être le propriétaire ou l’utilisateur de l’ouvrage. Il peut être une personne privée ou représenter une institution publique, une association, etc. En amont du projet, il en organise le montage financier, et en choisit tous les acteurs : architectes, ingénieurs, entreprises, bureau de contrôle... etc. Suivant l’avancement du chantier, il paye les entreprises.

- Quelle formation ? Pas de formation précise requise, mais une connaissance des métiers du bâtiment et de la gestion financière est nécessaire.

- Quels outils ? Calculette, carnet de chèques…

Le patron de chantier est le responsable ultime sur un chantier. Délégataire de l’entreprise, il est libre de prendre toutes sortes de décisions stratégiques sur le chantier. Il gère tous les éléments clés de l’opération : délais, qualité du bâti, résultat financier, etc. Il doit avoir une vision d’ensemble globale et être capable de réagir à tout moment sur les sujets importants du chantier. Il est responsable de tout le personnel sur le chantier.

- Quelle formation ? La plupart du temps, il s’agit d’ingénieurs formés dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) avec un long parcours dans l’entreprise et ayant déjà fait preuve de compétences sur des opérations similaires. C’est un homme de terrain ! Ses compétences sont dues en partie à sa formation, mais aussi et surtout à des acquis sur le terrain, ses multiples expériences.

- Quels outils ? Son téléphone portable et sa calculette.

Construire un pont : des métiersLe conducteur de travaux est le pivot entre le chef de chantier, les services techniques et les services financiers du chantier. Il s’occupe des sous-traitants et des fournisseurs, il suit les comptes du chantier et gère avec le chef de chantier les problèmes de main-d’oeuvre et les problèmes techniques. Réactif et communicant, il a une forte charge de travail.

- Quelle formation ? Le conducteur de travaux peut intégrer le monde du bâtiment comme aide conducteur de travaux. Il peut être diplômé d’un niveau bac+2 à bac+5 (diplôme universitaire technique [DUT] génie civil [option bâtiment ou travaux publics], écoles d’ingénieurs proposant une spécialité conducteur de travaux [ESTP, ISCO…], licences et masters professionnels en bâtiment ou génie civil, etc.).
À noter que les jeunes ingénieurs démarrent souvent leur carrière dans les chantiers comme conducteurs de travaux. C’est un métier qui met rapidement en face des réalités et des responsabilités dans la gestion d’un chantier. Ils évolueront par la suite vers d’autres postes à responsabilité.

- Quels outils ? Téléphone portable, ordinateur portable et une calculette.

Le chef de chantier intervient à chaque étape de la construction. C’est une des pièces clés du chantier. Il est responsable sur le site de la bonne exécution des travaux et de la gestion des ouvriers qui lui sont rattachés. Sous la responsabilité d'un conducteur de travaux, il dirige les équipes, leur transmet les derniers plans après les avoir contrôlés. Il coordonne et planifie les travaux. Il assure l'organisation, la gestion et le suivi du chantier.
Très respecté sur le site, il motive les équipes et veille à transmettre la culture du respect des règles de l’art, des hommes, et de la sécurité.

- Quelle formation ? Deux possibilités s’offrent au futur chef de chantier. Il peut soit, gravir un à un tous les échelons, d'ouvrier professionnel à chef d'équipe, puis à chef de chantier, ou faire un diplôme de niveau IV comme un brevet professionnel (BP) ou encore un brevet de technicien (BT) qui conduit rapidement aux fonctions de chef d'équipe, et plus tard à celles de chef de chantier.

- Quels outils ? Un mètre, un fil à plomb pour vérifier la verticalité des murs, les plans d’exécution du chantier et son téléphone portable.

Construire un pont : des métiersLe maçon réalise des travaux de gros oeuvre comme des ouvrages en béton et de la maçonnerie sur tous types de bâtiments. Il coule le béton dans les fondations, réalise les murs en béton ou en parpaings, construit les planchers, soit en béton soit en éléments préfabriqués.
Il construit la structure du bâtiment ou de l’ouvrage : la base sur laquelle tout le reste s’appuie.

- Quelle formation ? Formation d'un diplôme de niveau V (CAP/BEP), ou de niveau IV du type BP ou BT.

- Quels outils ? Une truelle pour le mortier, une taloche, une pelle, un vibreur pour le béton, un marteau, etc.

En suivant les plans de ferraillage, le ferrailleur assemble les barres de fer, les armatures, sur le chantier ou dans les ateliers. Ces barres de fer sont le squelette des structures en béton. Il met ensuite ces barres en place sur le chantier : un travail important qui ne se voit pas, car elles seront recouvertes de béton bientôt…

- Quelle formation ? Diplôme de niveau IV du type BP.

- Quels outils ? Les plans de ferraillage, un crayon, des tenailles, du fil du fer, un marteau, etc.

Le bancheur-coffreur s’occupe de réaliser la structure qui va contenir le béton avant son durcissement. Cette structure pourra être en bois et contreplaqués, pour des zones compliquées, ou en métal pour des murs standards, on parle alors de banches. Le bancheur-coffreur aura un rôle très important sur chantier, car de ses coffrages dépendront l’aspect et la forme du béton fini.

- Quelle formation ? Diplôme de niveau IV du type BP.

- Quels outils ? Les plans de coffrages, un marteau de coffreur, une barre à mine, de l’huile de décoffrage et un fil à plomb, etc.

Construire un pont : des métiers

La vocation de l’architecte est de participer à tout ce qui relève de l’aménagement de l’espace et plus particulièrement de l’acte de bâtir.
L'architecte intervient sur la construction, la réhabilitation, l'adaptation des paysages, des édifices publics ou privés, à usage d'habitation, professionnel, industriel, commercial, des ouvrages d’art comme les ponts, etc. L'architecte répond aux attentes du projet de chaque usager en veillant au respect de l'intérêt collectif.
L’architecte est compétent pour intervenir à tous les niveaux d’un projet, de la conception au suivi de la réalisation des travaux.

- Quelle formation ? Bacs conseillés : S, L, ES, STG, STI (mais les bacs S sont les plus nombreux). Pour exercer, il faut obtenir le diplôme d’architecte diplômé d’État avec une « Habilitation à exercer la Maîtrise d’Oeuvre en Nom Propre »

- Quels outils ? Ordinateur de bureau ou portable performant, téléphone portable, appareils photo, crayon et bloc-notes.

Par sa formation, l’ingénieur possède une attitude rationnelle, une forte capacité d'analyse, une force de proposition, des méthodes pour résoudre les difficultés et une attitude rassurante dans la conduite des projets.
S’il travaille avec des architectes, il est la partie rassurante de l’équipe. Il connaît bien les techniques de sa spécialité et il fournit toujours les bonnes réponses. Sa vision rigoureuse du projet lui permet de soulever les problèmes techniques qui pourraient apparaître plus tard et proposer des solutions techniques pour les pallier.
Il propose des solutions techniques aux architectes, permettant de pousser le projet architectural au plus loin.

- Quelle formation ? Bacs S-SI, il doit suivre pendant les deux premières années des cours préparatoires en math sup pour pouvoir accéder plus tard par concours aux grandes écoles d’ingénieurs. La formation en tout est de Bac+5.

- Quels outils ? Ordinateur de bureau, téléphone fixe, calculette, bibliothèque des normes en vigueur.

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